Traces d'Ancêtres
en
Bourbonnais
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le Costume Masculin


Présentation du costume masculin porté par
mes ancêtres bourbonnais
 

bertelles ... biaude ... braie ... chausse ... crêteau ... créton ... culotte ... garniture ... mite ... mouchoir-de-cou ... paletot ... penet

. . . vers le costume féminin . . .

     """ [...] Le costume porté par les hommes était ainsi constitué : chemise en plein, à col rabattu et retenu par deux petits liens, à poignets serrés aussi par des liens ; le col disparaissait sous un gros foulard de couleur ou une cravate noire, à double tour ; bas de laine ou de fil souvent recouverts de guêtres à boutons en droguet ; culotte à grand pont, maintenue au-dessous du genou sur les bas par une jarretière en laine, rouge ou bleue ; gilet montant, garni de deux rangs de boutons en métal ; veste courte dite rondin, dépassant à peine la ceinture et garni également de deux rangées de boutons en métal. La culotte et la veste étaient ordinairement de couleur gros bleu, le gilet de couleur rouge.
          Ce costume comportait des variantes.
          
La veste, en quelques endroits présentait des basques plus ou moins longues ; ailleurs, ses manches s'adjoignaient de larges parements ornés de gros boutons avec des boutonnières garnies de fil rouge. Elle pouvait même se rapprocher de l'habit à la française, les poches sur le côté comprenant, comme les manches, boutons et boutonnières soulignées de fil rouge. Cette dernière veste, dans la montagne, était nommée veste à queue de bièce et ses poches devenaient les poches à michon.
          De rares gilets affectaient un peu de fantaisie en détachant des bouquets de roses ou de marguerites sur fond bleu pâle.
          Les guêtres, dans la partie sud de la province, étaient blanches et montaient jusqu'à par-dessus le genou.
          L'hiver et par mauvais temps, les hommes se serraient dans des limousines, amples manteaux sans manche, en grosse laine brune unie ou rayée de bleu, de rouge et de jaune, bordés de velours noir et retenus au col par le travijou, double bouton en métal, os, bois ou pierre.
          Ce costume s'est transformé pour adopter la mode générale. La culotte s'allongea d'abord en pantalon. La chemise adopta des boutons au col et aux poignets. Le gilet montant résista plus longtemps ; il finit par n'admettre qu'un rang de boutons. La veste courte s'adjoignit des basques ; d'ailleurs dans quelques régions, comme à Montluçon, la veste avait toujours obéi à la forme longue. Cependant la forme courte conserva la préférence de nombreux villages du Centre et dans la première décade du XX ème siècle on pouvait y observer des costumes masculins, qui tout en se rapprochant des modes du jour, gardaient un gilet montant et la veste courte.
          Par contre, à mesure que disparaissait le vieux costume, un vêtement nouveau, la blouse, devenait de mise chez tous les campagnards. Les premières blouses, de couleur bleue sans poche, se boutonnaient sur l'épaule et descendait jusqu'à mi-cuisses. On fit ensuite des blouse de couleur plus foncée, tirant sur le noir, fendues par devant, portant des poches et s'arrêtant au genou. La blouse devint vite une sorte d'emblème. Aux jours de fête ou de foire, les gars de la campagne se distinguaient par leur blouse des gars du bourg qui n'en portaient pas. La blouse à été a son tour abandonnée au début du XX ème siècle. On la retrouve presque uniquement aujourd'hui sur les foirails comme vêtement provisoire de protection.
          Dans la montagne les hommes portèrent longtemps une grande blouse blanche très particulière. Ceux de la région de Lavoine admirent ensuite des blouses bleues sur lesquelles, aux épaules et autour des boutonnières, se détachaient des piqûres au fil blanc. La montagne préférait la blouse blanche. On y trouvait aussi une veste blanche à basques, ornée de quatre rangs de boutons en métal et faisant un contraste frappant sur le gilet rouge. Le village de Laprugne conserva le plus longtemps les vêtements blancs.
          La peau de chèvre a d'abord été arborée par les propriétaires et les fermiers importants ; les métayers à l'aise l'adoptèrent ensuite ; elle devint d'un usage presque général en hiver, à la campagne. De même, les pardessus longtemps ignorés, puis timidement essayés, y sont aujourd'hui porté par tous.
          Au surplus, les catalogues des grands magasins atteignent maintenant la plus humble maison et de plus en plus, le costume masculin, aux champs presque aussi vite qu'à la ville, suit la mode venue de Paris. [...] """.

Camille Gagnon - Le Folklore Bourbonnais - Première partie - Moulins Crépin-Leblond éditeur - 1947 - p. 80.

 


les Bertelles

     Dans l'Ouest du Bourbonnais, les bertelles désignent les bretelles, destinées à retenir la culotte.

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la Biaude

     En Bourbonnais, le nom biaude, mot issu de l'ancien français "bliaut", signifiant "tunique" et désignant au moyen-âge, une sorte de longue tunique de laine ou de soie que les hommes et les femmes portent par dessus leurs vêtements, est donné à une blouse en toile portée par les hommes.

     Généralement de couleur noire ou bleu foncé, elle recouvrait la totalité des vêtements, notamment ceux des charretiers et des paisans.

     Dans l'Ouest, elle désigne également le tablier utilisé par les vignerons et les maraîchers.

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la Braie

     En Bourbonnais, la braie, mot issu du gaulois "braca", désigne la culotte d'homme.

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la Chausse

     En Bourbonnais, la chausse, mot dérivé de l'ancien français "bas-de-chausses", désigne un bas.

     Au moyen-âge, les chausses désignent les guêtres recouvrant le pied et la jambe. Puis le sens du mot est étendu à un vêtement moulant, remplaçant la braie et la chausse, partant de la taille et descendant jusqu'au bas des jambes. Plus tard il sera coupé en deux, donnant naissance au haut-de-chausses ou culotte et au bas-de-chausses ou bas.

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le Crêteau ou Créton

     En Bourbonnais, la crêteau, désigne le bonnet de nuit, en coton, de forme conique et portant un pompon à son extrémité.

     Dans l'Est il est appelé créton.

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la Culotte

     En Bourbonnais, la culotte désigne le pantalon.

     Le terme est apparu au XVI ème siècle, lorsque ce type de vêtement s'est substitué aux chausses. Le terme pantalon n'apparaît qu'au XVII ème siècle. Quant à celui de culotte, il reste néanmoins présent dans l'expression "porter la culotte".

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la Garniture

     En Bourbonnais, la garniture désigne le complet, costume de ville masculin.

     Il était constitué d'un paletot, d'un gilet et d'une culotte.

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la Mite

     En Bourbonnais, la mite, mot issu de l'ancien français, désigne la mitaine, sorte de gant en laine, ne couvrant que les premières phalanges, et quelquefois le pouce.

     Les mites étaient utilisées par les bounhoummes, l'hiver pour aller travailler aux champs.

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le Mouchoir-de-cou

     En Bourbonnais, le mouchoir-de-cou désigne un foulard, pièce d'étoffe triangulaire, que l'on se noue autour du cou.

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le Paletot

     Le paletot, mot issu de l'ancien français, désigne un veston, veste ample et confortable se portant par dessus un autre vêtement.

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le Penet

     En Bourbonnais, le penet désigne la partie tombante et flottante d'un vêtement, le pan de la chemise.

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