Traces d'Ancêtres
en
Bourbonnais
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le Mobilier


Présentation de quelques meubles,
en Bourbonnais
 

arche ... armoire ... banc ... chaise ... chaise-courante ... chaise-haute ... chaise-roulante ... coffre ... couette ... liette ... lit ... lit à quatre quouneilles ... lit à rouleau ... lit de coin ... maie ... reloge ... rouette ... selle ... table ... vaisselier ... yette
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     Dans les campagnes, le mobilier était souvent fabriqué en bois locaux, tel que le châgne, le noger, le greutier ou le fayard. L'arbre était abattu, le plus souvent, sur la propriété; la bille était sciée en plateaux, mis à sécher, puis confiés au menuisier du village, voir même travaillés par un membre de la famille.

     En ville, le mobilier était plus riche et des essences exotiques pouvaient être rencontrées, en fonction des époques.

 


l' Arche ou Maie

     L'arche, mot issu du latin "arca", désignant le coffre, est plus couramment appelée la maie, mot issu du latin "magidem". C'est un pétrin, utilisé pour fabriquer le pain : le pétrir, puis le conserver, """ .... huche propre à boulanger .... """, """ .... vieil arche propre à tenir farine .... """. Elle sert également de coffre de cuisine ou de garde-manger. Elle est construite en bois épais reposant sur de robustes pieds, couverte d'un lourd couvercle. Quelquefois, le pétrin et la table ne font qu'un """ .... table carrée où il y a un coffre à faire le pain .... """.

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l'Armoire

     L'armoire, meuble permettant de ranger le trousseau du foyer, est une pièce maîtresse du mobilier rural. Elle est l'héritière du coffre, pour une population devenue plus sédentaire.

     Celle-ci est originaire de Chavenon (03) et se trouvait au domaine de Rouère. Dépourvue de sa corniche, elle est de style Louis XV et date probablement de la première moitié du XIX ème siècle. L'ébéniste a conjugué, comme souvent, deux essences de bois : le chêne et l'orme. Elle est ornée sur sa traverse supérieure, d'une étoile à cinq branches en marqueterie de bois teinté noir et de bois clair. Sur la traverse inférieure est sculptée une palme entourée d'une volute.

     Son premier possesseur est inconnu. Ses descendants l'on reléguée dans une écurie du domaine de Rouère. Lorsque Denise Simonin en a hérité, la belle armoire a continué à servir de rangement aux outils ; et puis, de même, dans le garage de la maison de Saint-Jean, chez ma grand-mère, Alice Brisebarre.

l'Armoire Louis XV, de Rouère . . . retour à la liste. . .

la Chaise-courante ou Chaise-roulante

     La chaise-courante ou chaise-roulante désigne un appareillage, destiné à apprendre les jeunes bouinas à marcher tout seul. Elle était constituée d'un cadre rectangulaire en bois, muni de quatre pieds ; équipé d'un système de glissière, une planche trouée glissait sur le dessus. L'enfant placé dans le trou et maintenu par des lanières de cuir pouvait avancer ou reculer. Il s'agit de l'ancêtre du trotteur.

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la Chaise-haute

     La chaise-haute, conçue pour que les jeunes enfants soient à la hauteur des grandes personnes.

     Celle-ci a été utilisée par mon grand-père, Edmond Aufauvre, lorsqu'il était bouinas. Elle est en bois de hêtre, tourné. Elle se replie et forme une table d'activité décorée.

la Chaise-haute, d'Edmond Aufauvre . . . retour à la liste. . .

le Coffre

     Le coffre est un élément très ancien de l'ameublement et très certainement l'un des premiers à avoir existé. A l'époque des tribus nomades, il servait à transporter les biens les plus précieux. Le plus souvent en bois solide, les pentures et serrures sont en fer. Il peut être recouvert de peau ou renforcé de fer. Certains étaient entièrement en fer et munis de serrures très élaborées, sans doute les ancêtres de nos coffres-forts. Il pouvait être pourvu de poignées, permettant de le déplacer facilement au gré des déménagements ou en cas d'incendie dans un habitat trop souvent fragile.

     Dans nos campagnes, le coffre en bois servait au rangement du linge, des vêtements, mais aussi à celui des grains, du bois et autres biens précieux, """ .... coffre en chêne fermant à clé ....""", """ .... coffre à blé en chêne .... """ et aussi de charniers, destinés à conserver la viande en salaison.

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la Reloge

     En Bourbonnais, la reloge désigne l'horloge. Les premières dites "horloges comtoises" sont apparues au XVII ème siècle, en Franche-Comté.

     D'abord réservées aux classes privilégiées, elles deviennent de plus en plus populaires, au cours du XIX ème siècle. Les gaines y gagnent en décors ainsi que les cadrans et les balanciers.

     A droite, horloge du début du XX ème siècle. Sa gaine est en sapin et son mécanisme comporte un large balancier en laiton. Elle a appartenu à mon arrière-grand-père Jean-Jacques Biéret.

la Reloge, de Jean-Jacques Biéret . . . retour à la liste. . .

un Mécanisme d'horloge du XVIII ème siècle, ayant appartenu à Jean-Jacques Biéret

     Ci-contre à gauche, mécanisme d'horloge du XVIII ème siècle, provenant d'une maison de Désertines (03), offerte à Jean-Jacques Biéret. Elle porte sur son cadran émaillé, l'inscription en patois Biachet : "Bia Vallot", qui est traduite par "Gilbert Vallot".

. . . les comtoises . . .


le Lit à quatre quouneilles & le Lit à rouleau ou Lit de coin

     Jusqu'au XIX ème siècle, le lit à quatre quouneilles était un lit dont le châlit se prolongeait par quatre colonnes surmontées d'un dais en planches.

     Le lit à rouleau ou lit de coin était comme son nom l'indique placé dans un coin de la pièce ou en position centrale, contre un mur. C'est pour cela qu'un seul côté était travaillé. Sommier ou matelas de paille d'où la paillasse, plume, drap de lin ou de coton était le seul confort apporté au lit, """ .... lit de plume garni de couette .... """, """ .... lit de plume avec coussins, couettes et couvertures .... """, """ .... lit complet avec châlit en chêne .... """.

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la Rouette

     En Bourbonnais, la rouette, mot dérivé de "rue", ici dans le sens de "petit chemin", désigne l'espace très étroit se trouvant entre le lit et le mur. Lorsqu'il n'y a pas d'espace, elle désigne la place contre le mur.

     Le terme rouette peut encore désigner une file de foin obtenue, après passage de la pluche.

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la Couette

     En Bourbonnais, la couette, mot dérivé de "coute", lui-même issu du latin "culcita", signifiant "coussin, oreiller", désigne le lit de plumes. Souvent celle-ci était emplie de plume d'oye ou à défaut de tout autre volatile.
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la Table, les Chaises, les Bancs

     La table de ferme est rectangulaire, longue et massive. Elle est munie à l'une de ses extrémités, d'un large tiroir appelé la liette, servant à ranger le chantiau et quelquefois les fromages. L'histoire raconte que certaines tables de ferme avaient le plateau creusé, en face des convives, afin d'y recevoir la nourriture. Autour, les chaises, souvent en fayard, car plus facile à travailler et à tourner, étaient paillées. De longs bancs, moins coûteux, pouvaient les remplacer.

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la Liette ou Yette

     En Bourbonnais, la liette, mot issu du germanique "laeye", signifiant "petite boite", désigne le tiroir.

     Dans l'ouest de la province, la forme dérivé yette, est employée.

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la Selle

     En Bourbonnais, la selle, mot issu du latin "sella", signifiant "siège", désigne la chaise.

     Elle désigne également la planche que les blanchisseuses utilisent pour laver le linge.

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le Vaisselier

     Autrefois, à proximité de la bassie, se trouvait l'étagère, seul rangement destiné à la vaisselle du foyer. D'abord encastrée dans la maçonnerie, elle deviendra ensuite un élément mobile, qui se posera sur un meuble bas et donnera au XIX ème siècle, le vaisselier.

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