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en
Bourbonnais
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la Flore


Présentation de la flore,
en Bourbonnais

le Chêne Saint-Louis, dans la forêt de Tronçais


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. . . vers la faune . . .

     Promenade dans la campagne bourbonnaise.

 


l'Abaupin ou Ébaupin ou Blanche épine ou Épine blanche

     En Bourbonnais, l'abaupin désigne un arbuste épineux, poussant dans les bouchures et les lisières des forêts, l'aubépine. Il donne de petites fleurs blanches ou rosées, très odorantes et des baies rouge vif, les cenelles.

 

     En vieux français, "aubespin" aurait désigné l'arbre, tandis que "aubespine" aurait désigné les rameaux fleuris. Le mot, d'origine latine, est formé de "alba", signifiant "blanc" et de "spina", signifiant "épine".

     Le terme ébaupin est aussi employé ; ainsi que blanche épine ou épine blanche, en opposition avec épine noire, parce que son écorce est blanche.

l'Aubépine en automne et ses grappes de cenelles  

     Il existe des lieux-dits appelés " les Abeaupins", commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre ; "l'Ébeaupin" ou "l'Ébaupin", communes de Chambérat et Louchy-Montfand ; "les Ébeaupins", commune de Bayet ; "les Ébaupins", communes de Chareil-Cintrat, Deux-Chaises et Monétay-sur-Loire ; "l'Aubépin de France", commune de Chappes, autrefois cité "l'Ébaupin de France", """ .... sur le chemin allant à l'ébaupin de france .... """ et "les Aubépins", communes de Chassenard et Montvicq.

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l'Agoyer & le Gratte-cul

     Dans l'Ouest du Bourbonnais, l'agoyer, mot issu du latin "aquilentum", désigne un rosier sauvage, l'églantier. Poussant en buisson, cet arbuste épineux donne des fleurs rose pâle ou blanche et des fruits oblongs, rouge vif, appelés gratte-cul.

     L'agoyer est très employé pour le greffage des rosiers. Ses fruits ramassés bien mûrs, après les premières gelées, sont utilisés pour faire la confiture de gratte-cul.

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l'Aillettier ou Aliger & les Aillettes

     L'aillettier, mot issu du vieux français "alïer", lui-même issu du bas latin "alierus", désigne l'alisier. L'alisier des bois est aussi appelé aigretier.

     Les aillettes, diminutif de "alie", désignent ses fruits, poussant en grappes très serrées, les alises. Autrefois elles étaient ramassées blettes, dès les premières gelées, pour confectionner de la confiture, mais aussi les distiller en eau-de-vie. Au pouvoir astringent, elles étaient connues pour soigner la dysenterie.

     Le terme aliger est également employé pour désigner cet arbre, autrefois considéré comme un arbre fruitier. Son bois est utilisé pour l'ébénisterie, la lutherie, la sculpture et la tournerie.

     Un vieil adage dit que les feuilles de cet arbre se retournent, montrant ainsi leur dessous plus clair, lorsqu'il va pleuvoir.

     Il existe un lieu-dit appelé "Laléger", déformation de "Aliger", sur la commune de Bellenaves. "Azelle", sur la commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre, serait dérivé du latin "alisella" et désignerait un bosquet d'alisiers.

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l'Alognier ou Aulagnier & l'Alogne ou Aulagne

     Dans le Nord du Bourbonnais, l'alognier, mot dérivé du provençal "aulagna", lui-même issu du latin "abellanea", est une variété de noisetier, poussant en bosquet dans les jardins.

     Il donne de grosses noisettes rougeâtres appelées alognes.

     Les termes aulagnier et aulagne, sont aussi respectivement employés pour désigner l'arbre et son fruit.

     Les variétés sauvages poussent dans les bois et les bouchures. Les jeunes branches sont utilisées pour le palissage, des fleurs et légumes grimpants, et des petits arbres fruitiers. Aussi appelé coudrier, il est utilisé par les sourciers, à la recherche de sources souterraines, avant le creusement d'un puit ou d'un point d'eau.

     Il existe au Sud de la commune de Bellerive-sur-Allier, des ruines appelées "les Lagnons" ou encore "l'Olagnon", mots dérivés de "aulagne" et sur celle du Mayet-de-Montagne, un lieu appelé "l'Olagnier" ou "Olagnier".

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l'Amaron

     En Bourbonnais, l'amaron désigne une plante herbacée, à fleurs odorantes, poussant dans les champs, au bord des chemins et dans les friches, la matricaire. La camomille ou "matricaria chamomilla" en est une variété.

     Il existe un ruisseau traversant les communes de Chamblet, Néris-les-Bains et se jetant dans le Cher à Montluçon, appelé "le Lamaron" ou "l'Amaron". Ses berges étaient-elles peuplées de camomilles ?

     Il existe également des lieux-dits "Lamaron", commune de Billezois ; "Bois de Lamaron", commune de Saint-Christophe et "les Amarons", commune de Bizeneuille.

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l'Amouré ou Lappe ou Pignotte ou Pinotte ou Ropelle

     Dans le Nord du Bourbonnais, les termes lappe, mot issu du latin "lappa" et pignotte ou pinotte, mots issus de l'ancien français "pigne", lui-même issu du latin "pecten", signifiant "peigne", désignent la bardane.

 

     Les termes amouré et ropelle dans l'Est de la province, désignent également cette plante herbacée, poussant sur les bords des chemins et dans les friches et dont les bractées s'accrochent aux poils des animaux et aux vêtements. Elle est utilisée en pharmacie.

     Les jeunes enfants s'amusent à lancer sur les vêtements, des flèches improvisées avec les jeunes bractées encore vertes, au bout desquelles ils ont planté des plumes.

la Bardane et ses bractées  

     Il existe des lieux-dits appelés "l'Amour" ou "l'Amouré", commune d'Ainay-le-Château ; "les Pinottes", communes de Charmeil, Cusset et Vendat ; "les Pinotières", commune de Deux-Chaises.

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l'Angeron, Anjeron ou Enjeron ou Jarot ou Landier

     En Bourbonnais, l'angeron, aussi orthographié anjeron ou enjeron, mot peut-être dérivé de "ajonc", lui-même issu de l'ancien français "ajou", d'après un dérivé préroman "ajaugone", désigne un arbuste épineux à fleurs jaunes, l'ajonc ou genêt épineux.

     Les termes jarot et landier, mot dérivé du gaulois "landa", avec le sens de "plaine, espace dégagé", sont également employés, pour désigner cette plante, poussant généralement sur les terres pauvres des landes.

     L'ajonc était employé comme combustible, pour élever des clôtures, confectionner les litières des animaux et donné en fourrage. Après brûlis, il était un excellent mode d'amendement des terres.

le Genêt épineux ou Ajonc  

     Il existe des lieux-dits appelés "l'Angeron" ou "Langeron", commune de Couleuvre ; "Langeron" ou "Petit Langeron" et "Grand Langeron", commune d'Agonges ; "Langeron", communes de Couleuvre et Isle-et-Bardais ; "les Longerons" ou "Langeron", commune de Châtillon ; "Longeron" ou "Langeron", commune de Saint-Félix ; peut-être "Longeroux", commune de Commentry ; "les Jaraux", communes d'Huriel et Villefranche-d'Allier ; "les Jarraux", communes d'Avrilly et Luneau ; "les Jarreaux", commune de Couleuvre ; "les Jarrauds", commune de Saint-Yorre ; "les Jarraults", commune de Quinssaines ; "les Jarots", commune de Lignerolles ; "Landier" et "les Creux de Landier", commune de Néris-les-Bains ; "Landier" et "le Rez de Landier", commune d'Ysserpent.

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l'Argolat ou Écoussat ou Grioul

     Dans l'Est du Bourbonnais, l'argolat, mot issu du latin "acrifolium", désigne un arbrisseau toujours vert, le houx.

     Dans l'Ouest, il devient l'écoussat, mot issu du gaulois "colenno" et du francique "hulis".

     Le terme grioul est également employé, pour désigner cet arbuste à feuilles coriaces, luisantes et piquantes et à petits fruits rouge vif.

     Il existe des lieux-dits "l'Argolat", commune de Valigny ; "les Écoussas", commune de Châtillon ; "l'Écoussat", commune du Vilhain ; "les Écoussats" ou "les Écossats" et "le Rond des Écossais", commune d'Isle-et-Bardais ; "la Côte des Écoussats", commune d'Ainay-le-Château ; "l'Écoursat", commune de Saint-Désiré ; "les Écourssats", commune de Saint-Martinien ; "les Écossais", commune de Bresnay et "le Groule", commune de Montaiguët-en-Forez.

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l'Aubrelle, l'Aillard, l'Ayard, l'Oyard & le Pible

     En Bourbonnais, l'aubrelle, mot d'ancien français, issu du bas-latin "albarella", dérivé de "albarus", désigne le "populus alba", le peuplier blanc.

     Le terme pible, mot issu du latin "populus", signifiant "peuplier", est également employé pour désigner un peuplier.

     Le terme aillard désigne quant à lui, le peuplier floconneux et certainement les dérivés orthographiques ayard et oyard, une variété de peuplier au bois très fibreux et très résistant. Il était autrefois utilisé pour fabriquer le fond des tombereaux.

     Il existe des lieux-dits appelés "les Aubrelles", commune de Besson ; "le Pible", communes d'Escurolles et Magnet ; "le Peuplet", "le Peuple" ou "les Peuples", commune de Saint-Palais ; "les Ayards" ou "les Oyards", commune de Deneuille-les-Mines ; "les Oyards", communes de Bizeneuille, Doyet, Estivareilles et Luneau ; "l'Oyas", commune de la Roche ; "l'Oyasse", communes de Beaulon, le Donjon et Neuvy ; "les Oyas" ou "les Oyats", commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre ; "l'Oyarde", commune de la Chapelaude ; "le Champ de l'Oyard", commune de Bizeneuille ; "le Loyard", commune de Mariol ; "la Goutte Loyard", commune de Mesples ; "les Champs de Layard", commune de Saint-Martinien.

     Des patronymes ont également été formés à partir de ce mot, confère les familles Deshoyards, Dessoyard, Desoyard et Desoiards, désignant ainsi une personne vivant auprès d'un lieu peuplé d'oyards.

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le Balai

     En Bourbonnais, le balai, mot d'ancien français issu du gaulois "banatlo", désigne une plante rustique à fleurs jaunes, poussant sur les terres pauvres, le genêt sauvage.

     Une variété de genêt, appelée genestrelle, fournit une teinture jaune.

     Il existe des lieux-dits "les Balais" ou "les Ballets", commune de Lapalisse ; "les Ballets", commune de Neuilly-en-Donjon ; "Balain" ou "les Balans", commune de Montcombroux-les-Mines ; "Balan", commune de Varennes-sur-Tèche ; "la Ballaie" ou "la Bellaie", commune de Mariol ; "les Balletières" ou "le Champ des Balais", commune d'Yzeure ; "la Balaitière", commune de Chevagnes ; "le Champ de Balais", commune de Braize ; "le Champ des Balais", communes de Domérat et Yzeure ; "Bois des Balais", commune de Jenzat ; "Fontaine du Balais", commune de Lamaids.

le Genêt sauvage . . . retour à la liste . . .


le Bâton-de-Jacob

     En Bourbonnais, le bâton-de-jacob est une rose trémière. De par sa forme et ses origines orientales, son nom est sans doute un clin d'œil aux anciens pèlerins.

la Rose Trémière
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le Bibleu

     En Bourbonnais, le bibleu désigne le bleuet des champs, plante commune dans les champs de céréales et aux bords des chemins.

     Il existe des lieux-dits "les Bibleux", commune de Bessay-sur-Allier et "les Bibelets", commune de Chevagnes.

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la Blette

     En Bourbonnais, le nom blette désigne la betterave. Autrefois, les termes bette ou blette, respectivement issus du latin "beta" et "blitum", désignaient la poirée, aussi appelée carde-poirée ou blette-carde. Au XVI ème siècle, un nouveau légume est introduit en France. Les feuilles ressemblent à celles de la bette et la racine à celle de la rave. Il est appelé betterave.

     Il existe des lieux-dits "les Blettières" ou "la Blettière", commune de Busset ; "Blétière" ou "la Blettière", commune du Mayet-de-Montagne ; "la Bletterie", communes de Laprugne et Saint-Nicolas-des-Biefs.

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le Boule ou Besseau

     Dans le Nord-ouest du Bourbonnais, le boule, mot issu de l'ancien français "boul", lui même issu du latin populaire "betullus", désigne le bouleau. Une plantation de boules est une boulée.

     Le terme besseau, mot probablement issu du latin populaire "betullus", signifiant "bouleau" et "bettius", signifiant "bois de bouleaux", est également employé pour désigner cet arbre des régions froides et tempérées, à écorce blanche et à petites feuilles.

     Il est employé en menuiserie, ébénisterie et pour la fabrication du papier.

     Il existe des lieux-dits "la Boule", communes de la Chapelle et Monteignet-sur-l'Andelot ; "les Boules", communes de Chazemais, Cosne-d'Allier, Tronget, Vieure et le Vilhain ; "les Boulles", commune de Rocles et "Puy Besseau", commune de Cusset.

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la Breure ou Brière

     Les termes breure dans le Nord-ouest du Bourbonnais et brière dans le Nord et l'Est, sont issus du latin populaire "brucaria", mot dérivé du bas latin "brucus", lui-même dérivé du gaulois "bruko". Ils désignent un petit arbrisseau à tiges rameuses et à petites fleurs rouge violacé, poussant sur les landes, la bruyère.

 

     Il existe des lieux-dits "la Breure", communes de Cérilly, Louroux-Bourbonnais, Maillet et Saint-Caprais ; "la Breure Noire", commune de Franchesse ; "les Breures" ou "la Petite Breure", communes de Franchesse et Ygrande ; "les Breures", comune de Saint-Bonnais-de-Tronçais ; "les Breures Plates", commune d'Ygrande ; des dérivés comme "le Breurat", communes de Saint-Plaisir et le Vilhain ; "le Breuron", commune d'Agonges.

la Bruyère  

     Il existe aussi des lieux-dits appelés "la Brière", communes de Montoldre, Neuilly-le-Réal et Saint-Sornin ; "les Brières", communes de Toulon-sur-Allier et Treban ; "la Grande Brière", commune de Billezois ; "les Grandes Brières" ou "les Brières", commune de Cesset ; encore "les Grandes Brières", commune de Breuilly ; "en Brière" et "l'Étang de Brière", commune de Château-sur-Allier ; "en Brière", commune d'Avrilly ; des dérivés comme "le Briéra" ou "la Brière", commune d'Arfeuilles ; "le Brièra", communes de Droiturier et Noyant-d'Allier ; "le Brièra" ou "Bruyèrat", commune de Châtelus et des diminutifs comme "le Briéron", commune de Barrais-Bussolles ; "les Briettes" ou "la Briette", commune de Saint-Plaisir et la "la Briette", commune de Bourbon-l'Archambault.

     Par extension, breure désigne aussi les lieux incultes où poussent une multitude de plantes, comme la bruyère, mais aussi l'ajonc, le genêt et la fougère. Ainsi les lieux-dits formés à partir de "breure" ou "brière", désignent presque indistinctement aussi bien la plante, que les lieux où elle pousse.

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le Carafé

     Le carafé, mot issu du latin, "cariophillon", désigne une plante herbacée, très populaire, portant des fleurs jaunes ou rousses, dont l'odeur se rapproche de celle du clou de girofle, la giroflée.

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le Châgne ou Chougne ou Chassin & l'Ailland ou Agland

     Les termes châgne ou chougne, mots issus de l'ancien français "chasne", lui-même issu du bas latin "cassanus", formé à partir du gaulois "cassanos", désigne un arbre honorable, le chêne.

     En Montagne bourbonnaise et en Combraille, il est aussi désigné par le terme chassin, très certainement également issu du bas latin "cassanus" et formé à partir du gaulois "cassanos".

 

     Son fruit le gland, est appelé l'ailland ou agland, mots issus du latin "glans".

     Son bois est employé pour l'ameublement, le charronnage, le tonnelage et le chauffage.

     Un proverbe bourbonnais dit : "Voué signe d'aillands, les porcs se bisont".

le Chêne et le Gland  

     Il existe une commune appelée "Chassenard" et des lieux-dits appelés "Chassin", commune de Mazirat ; "le Chassin", communes de Chevagnes, Diou et Louroux-de-Bouble ; "les Chassaings", communes de Charmeil et Cognat-Lyonne ; "la Goutte Chassain", commune de Laprugne ; des dérivés comme "la Chassagne", communes de Buxières-les-Mines, Châtel-Montagne, Coulandon, Couleuvre, Ronnet, Sussat et Tronget ; "Belle Chassagne", commune de Chamblet ; "Bois de la Chassagne", commune de Treban ; "la Petite Chassagne", commune de Nizerolles ; "le Petit Chassagne", commune de Mariol ; "la Chassaigne" et "Bois de la Chassaigne", commune de Barrais-Bussolles ; "la Chassaigne", communes de Billy et Chevagnes ; "les Chassines", communes d'Arfeuilles et Gipcy ; "Beauchassin", commune de Saint-Hilaire ; "Chassenat", commune de Saint-Germain-des-Fossés ; "Chassenay", communes du Donjon et Droiturier ; "les Chassenays", commune d'Arronnes ; "Chassigna", commune de Mazerier ; "le Chassignat", commune de Lavoine ; "Chassignet", commune de Chareil-Cintrat ; "Chassignol", communes d'Arfeuilles, Boucé et Cusset ; "Chasignolles", commune de Besson, "la Chassignolle", commune de Deux-Chaises ; "les Chassignols", commune du Donjon ; "Chassincourt"; "Bois de Chassincourt" et "Château de Chassincourt", commune Saint-Marcel-en-Murat ; "Chassimpierre", commune de Châtelperron et "Chassinroy", commune de Varennes-sur-Tèche.

     Dérivés de "châgne", il existe des lieux appelés "Chagneras" ou "la Brande des Chagnerras", commune de Viplaix et "la Châgnette", commune de Murat et dérivé de "chougne", "le Chougny", commune de Saint-Aubin-le-Monial.

     Il existe aussi des noms de lieux-dits en rapport avec le fruit, appelés "l'Ailland" et "les Aillands", commune de Saint-Sauvier ; "Bois de l'Ailland", commune de la Chapelaude ; "l'Agland", commune de Bressolles ; "Lagland", commune de Thiel-sur-Acolin et "Bois d'Agland", commune de Louroux-Bourbonnais.

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le Chande ou Chiande

     En Bourbonnais, le chiande, mot probablement issu de l'ancien français "cherve", lui-même issu du latin populaire "cannapus", désigne une plante annuelle des lieux humides, le chanvre.

     Dans le Nord et l'Est le terme chande, mot de même origine, désigne également cette plante, cultivée pour sa tige qui fournit une fibre textile et pour ses graines qui fournissent de l'huile, pour les lampes.

     Il existe un lieu-dit appelé "la Chiande", commune de Cosne-d'Allier et de nombreux noms de lieux en rapport avec les plantations de chanvre, notamment "Chênevière", commune de Bellenaves ; "les Chénevières", communes de Jaligny-sur-Besbre, Louroux-Bourbonnais, Terjat et le Veurdre ; "les Chênevières Salées", commune de Biozat.

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le Charne

     En Bourbonnais, le charne, mot issu du latin "carpinus", désigne le charme. Cet arbre à bois blanc, dur et à grain fin, entre abondamment dans la composition des forêts de feuillus de la province.

     Il est recherché, pour le charronnage et le chauffage. Un lieu planté de charnes est appelé une charnée.

     Il existe des lieux-dits appelés "le Charne", commune de Varennes-sur-Tèche ; "le Vieux Charne", commune de Couleuvre ; "les Charnes" et "Château de Charnes", commune de Marigny ; des dérivés comme "Charnant", commune de Châtel-Montagne ; "Charnoux", commune d'Ainay-le-Château "les Charneaux", commune de Garnat-sur-Engièvre" et ceux en rapport avec les lieux plantés de charmes.

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le Chimou

     En Bourbonnais, le chimou désigne une plante herbacée à fleurs vertes, à odeur désagréable, pouvant être toxique et poussant dans les champs, les zones humides, particulièrement les forêts, la mercuriale.

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la Cocherelle

     Dans le Nord-ouest du Bourbonnais, la cocherelle désigne la lépiote élevée ou coulemelle.

     Par analogie à la forme du champignon, le terme cocherelle désigne également un chapeau.

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la Cocuasse

     La cocuasse, mot dérivé de "cocue", peut-être de l'ancien français "ceuë", d'après le latin "cicuta", désigne une grande herbe sauvage, poussant dans les chemins et les décombres, très toxique, la ciguë.

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le Cœurier & le Cœur

     Le cœurier désigne le cerisier à bigarreaux, aussi appelé bigarreautier.

     Le terme cœur désigne sans doute par analogie à la forme du fruit, une cerise rouge ou blanche, à chair ferme, le bigarreau.

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le Coingnier

     Le coingnier, mot issu de l'ancien français "coignier", lui-même certainement issu du latin "cotoneum", désigne un arbre fruitier, le cognassier.

     Les fruits jaunes, piriformes, sont transformés en délicieuses gelées, confiture et pâtes de fruits.

     Nos grand-mères les laissaient mûrir dans les armoires, pour parfumer le linge ou sur le rebord de la cheminée.

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la Croie ou Croille

     En Bourbonnais, les termes croie et croille désignent une variété de pommes sauvages, au goût âcre et acide, poussant dans les bouchures.

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la Douale

     En Bourbonnais, la douale désigne une plante herbacée poussant en milieu inculte, dans les friches, sur le bord des chemins et dans les bouchures, la molène ou bouillon-blanc.

     Il existe un lieu-dit appelé "la Douable", commune de Montaigu-le-Blin.

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l'Échardon ou Échaussi ou Pigne

     En Bourbonnais, l'échardon, mot dérivé de l'ancien français "eschardon", lui-même issu du bas latin "cardo, cardonem", le "chardon" et du latin "carduus", le "cardon", désigne le chardon.

 

     Les termes pigne et échaussi désignent également une variété de cette plante à feuilles et à tiges épineuses et à petites fleurs rouge pourpre, disposées en capitules.

     Il existe des lieux-dits appelés "Échardons", commune de Coulandon et "les Échardons", communes d'Agonges, Gannay-sur-Loire et Souvigny ; "les Échaussiers", commune de Bizeneuille ; "les Échaussides", commune de Saint-Marcel-en-Murat et "Pignachat" ou "le Pignachat", commune de Louroux-Bourbonnais.

le Chardon . . . retour à la liste . . .

l'Épine noire & la Balote ou Beloce ou Brelosse ou Plosse ou Poulosse

     L'épine noire est le nom donné en Bourbonnais, à un arbuste sauvage, épineux, poussant dans les bouchures, le prunellier ou prunier épineux.

 

     Les termes balote, brelosse, plosse ou poulosse, tous mots issus de l'ancien français "beloce", venant du bas-latin "bullucea, bullucium", d'origine celte, signifiant "prune sauvage", désignent son fruit, une petite prune globuleuse, bleu ardoise, recouverte d'une fine pellicule blanchâtre et de saveur très âcre, la prunelle.

     L'ancien français beloce est également employé.

la Prunelle  

     Il existe des lieux-dits appelés "Balotier" ou "les Balotiers", commune de Monestier ; "la Balotterie", commune de Saint-Bonnet-de-Tronçais ; "la Plosse", commune de Saligny-sur-Roudon ; "la Peloce", commune de Saligny-sur-Roudon et "les Poulossiers", commune de Creuzier-le-Neuf.

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l'Éronde ou Éronce ou Aronce ou Ronze

     Dans le Nord-ouest du Bourbonnais, l'éronde, mot issu du latin "rumex, - icis", signifiant "dard", désigne un arbrisseau comprenant plusieurs espèces, la ronce.

     Éronce, aronce et ronze sont d'autres termes employés pour désigner le mûrier sauvage, arbrisseau à longues tiges flexibles, grimpantes et épineuses, dont les fruits sont très rafraîchissant.

     L'éronde était utilisée notamment pour soigner la rauche.

     Il existe des lieux-dits appelés "l'Éronde", commune de Saint-Aubin-le-Monial ; "les Érondes", commune de Tronget ; "la Ronze", communes de Cusset et Saint-Christophe et des dérivés comme "les Ronziers", commune de Cognat-Lyonne ; "Ronzières", commune de Thiel-sur-Acolin ; "la Ronzière", commune de Charmeil ; "les Ronzières", commune de Lalizolle et peut-être aussi "le Ronzy", commune de Diou.

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les Essalis ou Salis ou Verdiau ou Versiau, le Visier & le Verdet

     Les termes essalis ou en Sologne bourbonnaise salis, mots issus de l'ancien français "saus", lui même issu du latin "salix, salicis" et "salicinus", désignent un arbuste de la famille des saules, poussant en touffes dans les fonds des terrains humides, le saule vert ou osier vert, le saule des vanniers.

     En Sologne bourbonnaise, les termes verdiau ou versiau, désignent les mêmes bouquets de saules.

     Il semblerait que dans certains lieux, le verdiau désigne l'osier rouge, provenant du saule marsault ou saule pourpre.

     Le terme visier, mot probablement dérivé de "vis", désigne quant à lui, l'osier jaune.

     La vise, mot probablement aussi dérivé de "vis", lui-même issu du latin "vinem", signifiant "brin d'osier", est une tige d'osier, utilisée après séchage, à la confection des ouvrages de vannerie.

     Quant au mot verdet, il désigne l'osier noir.

     Il existe des lieux-dits appelés "les Salis", communes de Domérat et Venas ; "Étang des Salis", commune de Venas ; "les Verdiaux", sur les rives de l'Allier, commune de Moulins et Trévol ; "les Verdines", commune d'Escurolles ; "les Vredines", commune d'Avermes ; "les Verdets", commune de Chassenard ; "les Visiers", communes de Bègues et Bransat ; "Vizier" et "le Vizier", commune de Toulon-sur-Allier ; "le Vizier", communes de Langy, Servilly et Tronget ; "les Viziers", commune de Theneuille ; "Vézien" ou "le Vizien", commune d'Ainay-le-Château ; "les Vizelle" ou "la Vizelle", diminutif de "vise", commune de Villefranche-d'Allier ; et peut-être encore "Vigier", commune d'Arronnes ; "le Vigier", commune de la Ferté-Hauterive.

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l'Étrouge ou l'Orsuie

 

     En Bourbonnais, les termes étrouge et orsuie, désignent une plante dont les feuilles sont couvertes de petits poils, renfermant un liquide irritant, l'ortie.

     Les feuilles d'orties fraîches, peuvent être cuisinées, notamment en potage.

     Il existe des lieux-dits appelés "les Étrouges", commune d'Estivareilles et "les Truges", commune de Saligny-sur-Roudon.

l'Ortie blanche . . . retour à la liste . . .

le Fayard ou Foyard ou Fouétau ou Fouinau

     En Bourbonnais, les termes fayard, foyard, fouétau ou encore fouinau, tous mots issus de l'ancien français "fayan", de "fau", lui-même issu du latin "fageus", de "fagus", désigne le hêtre.

     C'est un arbre de grande taille, poussant en forêt, dont le tronc est droit, l'écorce gris clair est lisse et le bois blanc, se prête à un usage divers en menuiserie et en saboterie. Il est très courant dans la province.

     Il existe des lieux-dits appelés "Fayard", commune de Theneuille ; "les Fayards" et "l'Etang des Fayards", commune de Thiel-sur-Acolin ; encore "les Fayards", commune de Liernolles ; "le Moulin Fayard", commune de Marcillat-en-Combraille et d'autres de même formation, désignant les bois de hêtres, comme "Faye", communes de Saint-Genest et Verneix ; les très nombreux "la Faye", communes de Beaune-d'Allier, Busset, Couleuvre, Ferrières-sur-Sichon, Hyds, Marcillat-en-Combraille, Montbeugny, Noyant-d'Allier, Saint-Clément, Saint-Désiré, Saint-Léon, Saint-Plaisir, Tronget et Vernusse ; "le Bois de la Faye", communes de Tronget et Marcillat-en-Combraille ; "la Faye Godet", commune de Viplaix ; "les Fayes", communes de la Chabanne, Chambérat, Coutansouze, Marcillat-en-Combraille, la Petite Marche et Saint-Angel ; "Bois des Fayes", communes de Busset et Terjat ; "les Côtes de Faye", commune de Villebret ; "Lafaye", commune de la Chapelle ; "Bellefaye", commune de Saint-Christophe ; "le Fayen", commune de la Guillermie ; "la Fayère" et "les Brandes de la Fayère", commune de Saint-Angel ; "Fayet" et "Goutte Fayet", commune de Laprugne ; encore "Fayet", "le Bois Fayet", "le Village Fayet" et "les Rocs Fayet", commune d'Arfeuilles ; "la Fayette" ou "les Fayettes" et "les Petites Fayettes" commune de Saint-Didier-en-Donjon ; "la Fayette" ou "les Fayettes", communes du Donjon et Saint-Voir ; "Bois des Fayettes", commune de Montbeugny ; "la Fayette du Bas" et "la Fayette du Haut", commune de Loddes ; "Fayetard", commune de Bert ; "la Fayolle", communes de Commentry, Laféline, Saint-Marcel-en-Murat, Saint-Martinien et Saint-Victor ; "les Fayolles", communes d'Archignat, Blomard et Hyds ; et enfin "les Effayes", commune du Mayet-de-Montagne et "l'Arfouettoux", commune d'Echassières.

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la Fougière

     En Bourbonnais, le terme fougière, mot dérivé du latin populaire "filicaria", lui-même issu du latin "filix, filicis", désigne une plante poussant généralement dans les sous-bois humide, sans fleur ni graine, la fougère.

     Les fougères étaient autrefois employées comme litière pour les animaux.

     Il existe de très nombreux lieux dont le nom a été formé à partir du français "fougère", mais aussi des lieux-dits appelés "Fougières", communes de Saint-Caprais, Châtel-de-Neuvre et des dérivés comme "le Faugeat" ou "le Fougeat", commune de la Chapelle ; "les Fougats", commune de Saint-Aubin-le-Monial ; "le Fougeat", commune de Saint-Pierre-Laval ; "les Fougeaux", commune de Besson ; "Fougerat", commune de Billy ; "les Fougeraux" ou "Fougeroux", commune de Chassenard ; "la Fougereau", commune de Verneix ; "les Fougereaux", commune de Ferrières-sur-Sichon ; "les Fougerets", commune de Limoise ; "les Fougerettes", commune de Montluçon ; "les Fougeriaux", commune de Saint-Martin-des-Lais ; "les Fougeries", commune d'Andelaroche ; "Fougerolles", commune de Bessay-sur-Allier ; "les Fougerolles", commune de la Chabanne ; "les Fougis", "les Bruyères Fougis "et "Château des Fougis", commune de Lusigny ; encore "les Fougis" et "Bois des Fougis", commune de Thionne; "Fugerin", commune de Langy et "la Fougeraie", désignant une lande de fougères, commune d'Isserpent.

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le Fragne ou Fraisse

     En Bourbonnais, les termes fragne et fraisse, mots issus du latin "fraxinus", désignent un arbre des régions tempérées, poussant dans les forêts mixtes de feuillus, sur les sols humides, le frêne.

 

     C'est un arbre à l'écorce grise et lisse, à bois clair, souple et résistant, utilisé en menuiserie et en tournerie.

     Il existe sur la commune de Verneix plusieurs lieux-dits en rapport avec le fragne : "Fragne" ou "la Fragne", "les Brandes de Fragne" ou "le champ du Fragne" et "la Croix de Fragne".

le Frêne  

     Il en existe d'autres comme "le Fragne", communes de Buxières-les-Mines et Varennes-sur-Allier ; "la Fragne", commune de Ferrières-sur-Sichon ; "Fragnère" ou "la Fragnère", commune de Montcombroux-les-Mines ; "les Fragnes" et "le Ruisseau de la Plante de Fragne", commune d'Estivareilles ; "Fragnon", commune de Naves ; "Fragny", commune de Neuvy ; encore "Fragny" et "Bois de Fragny", commune de Saligny-sur-Roudon ; "les Fragnys", commune de Coulanges ; "les Fraisses", commune de Prémilhat et peut-être "les Fraissats", commune de Quinssaines.

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la Fromagère ou Gâtelière

     En Bourbonnais, la fromagère désigne une plante herbacée à fleurs roses ou violacées, commune dans les terrains vagues ou cultivés, la mauve. La forme de son fruit lui a donné son nom bourbonnais.

     Le terme gâtelière est également employé, pour désigner cette plante dont les fleurs peuvent être utilisée en infusion.

     Il existe des lieux-dits appelés "la Fromagère", commune de Saint-Gérand-de-Vaux ; "Gâtelière", commune de Franchesse ; "les Petits Gateliers" et "les Grands Gateliers", commune du Donjon ; "les Gateliers", commune d'Abrest et des dérivés comme "la Romagère", communes de Colombier et Saint-Sauvier ; encore "la Romagère", "Romagère aux Osiers" et "Moulin de la Romagère", commune de Marcillat-en-Combraille.

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la Galande

     En Bourbonnais, la galande désigne la graine comestible d'une variété d'amandier, l'amande.

     Il existe un lieu-dit appelé "la Galande", commune de Bessay-sur-Allier et des dérivés comme "la Galanderie", communes de Bourbon-l'Archambault et Saint-Aubin-le-Monial.

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le Glaïeu

     En Bourbonnais, le terme glaïeu, mot dérivé de l'ancien français "glai", signifiant "roseau", lui-même probablement dérivé du latin "gladiolus", désigne une plante vivace à longue tige, à feuilles en lame de sabre, l'iris des marais.

     Le rhizome de l'iris était utilisé pour parfumer l'eau servant à couler la lessive.

""" [...] Depuis le matin, l'eau de cendre, que parfumaient des racines d'iris, bouillait dans un chaudron [...] """

Sources : Emile Zola - Les Rougon-Macquart - La Terre - 1887

     Il existe des lieux-dits appelés "les Glayeux" et "l'Étang des Glayeux", commune de Givarlais.

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le Gouet

     En Bourbonnais, le gouet, est un mot d'ancien français, issu du bas latin "gubius", variante masculine du bas latin "gubia", signifiant "gouge", peut-être alors par analogie à la forme de sa fleur, qui désigne l'arum, aussi appelé arum gouet.

     Cette plante herbacée vivace et toxique, pousse à l'ombre des bouchures ou au bord des bois. Une espèce, le "gouet maculé" diffuse une désagréable odeur d'animal en décomposition, attirant les moucherons qui se charge de féconder la plante.

     De la racine tubéreuse, est extrait un amidon comestible, autrefois utilisé pour allonger les farines. Ce même amidon était aussi utilisé pour amidonner les cols, les manchettes et les plastrons des chemises.

     Plante aux vertues magiques, elle avait la capacité de tenir éloigner les démons, des berceaux des jeunes bouinas.

     Le terme gouet, confère le latin médiéval "gulbium", signifiant "serpe", désigne également une sorte de grosse serpe utilisée par les bûcherons et les vignerons.

     Il existe des lieux-dits appelés "les Gouets", commune de Cognat-Lyonne ; "Chez Gouet", commune d'Isserpent ; encore "Chez Gouet" et "le Moulin Gouet", commune de Molles.

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le Greuquier ou Greutier ou Grouettier & la Greute ou Grouette

     Dans le Nord et l'Est du Bourbonnais, les termes greutier et greuquier, mots dérivés de "greute", lui-même issu du latin "acer", signifiant "aigre", désigne le cerisier à cerises douces.

     Les fruits sont les greutes, avec lesquelles est confectionné le millat.

     Plus à l'Ouest de la province, c'est le grouettier et les grouettes, qui désigne cet arbre fruitier.

     Il existe bien des lieux-dits appelés "les Grouettes", communes du Theil, Thiel-sur-Acolin et Ygrande ; "le Groitier", commune d'Aubigny et "les Groitiers", commune d'Avermes, mais ces noms semblent être des dérivés du terme "groues", désignant des terres pauvres, argileuses et caillouteuses.

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le Groumenier

     En Bourbonnais, le groumenier désigne un arbre poussant dans les régions tempérées, sur les sols acides, le sorbier. Les sorbiers sont souvent appelés "sorbier des oiseaux" ou "arbre aux grives".

     Certaines variétés sauvages, poussant dans les forêts de feuillus et de résineux, ont un bois, variant du blanc rougeâtre au rouge brunâtre, utilisé en ébénisterie, lutherie et tournerie.

     Les variétés "domestiques", poussant dans les bouchures ou cultivées dans les ouches, portent des fruits, qui sont comestibles lorsqu'ils sont cuits.

     Il existe un lieu-dit appelé "le Groumenier", commune de Cognat-Lyonne.

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la Guine

     En Bourbonnais, la guine, mot d'ancien français donné vers la fin du XIV ème siècle, à une cerise d'un rouge foncé, désigne une cerise à chair molle et sucrée et à jus coloré, la guigne.

     Il semble que ce soit la couleur du fruit et non le fruit lui-même qui ai donné des toponymes dans la province. En effet, il existe sur la commune de Montluçon, un quartier appelé "les Guineberts". Toponyme qui a pu être formé à partir de "guine" et de "-bert", signifiant "hauteur, escarpement" et qui désigne des collines rouges surplombant le Cher.

     Il existe également sur la commune de Saint-Victor, un lieu appelé "Perreguines" ou "Peyreguines", formé à partir de "peyre", mot issu du latin "petra", signifiant "pierre" et de "guine". Ce lieu tire effectivement son nom de la couleur des grès rouges ferrugineux de la région, les pierres rouges.

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l'Harbe

     En Bourbonnais, l'harbe, mot issu du latin "herba", désigne l'herbe.

     Quant à un lieu herbeux, il est appelé pelous et les débris d'herbe, fenasse. Il existe un lieu-dit appelé "la Fenasse", commune de Bagneux.

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le Jardiau ou Pege & la Jarosse

     En Bourbonnais, les termes jardiau ou pege, désignent une plante annuelle herbacée, de la famille des légumineuses, poussant dans les prairies, sur le bord des chemins et dans les broussailles, la vesce sauvage.

 

     Certaines espèces sont cultivées pour servir de fourrage vert.

     Quant au terme jarosse, issu du latin médiéval "jarossia", lui-même probablement issu du gaulois "garussa", formé à partir du prélatin "garr-" et du suffixe gaulois "-ussa", il désigne une autre variété de vesce, la vesce cultivée.

la Vesce des haies  

     Il existe des lieux-dits appelés "les Vignes Jardiaux", commune de Brugheas ; "la Jarosse" ou "les Jarosses", commune d'Huriel ; "les Jarosses", commune de Domérat ; "la Jarousse", commune de Montaigu-le-Blin.

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le Leige

     En Bourbonnais, le leige désigne une plante herbacée, à fleurs jaunes et feuilles épineuses contenant un latex, poussant dans les champs, les friches et le bord des chemins, le laiteron.

     Il servait jadis de nourriture aux nobles et aux lapins.

     Il existe des lieux-dits appelés "Leige", commune de Château-sur-Allier ; "Leige", "le Petit Leige" et "le Grand Leige", commune de et Lurcy-Lévis ; "Bruyère de Leige", commune de Neure.

le Laiteron rude . . . retour à la liste . . .

le Mêlier ou Meillier ou Mêplier & la Mêle ou Mèple

     Dans le Nord-ouest du Bourbonnais, le mêlier, mot dérivé de l'ancien français "mesle", lui-même issu du latin "mespilum", signifiant "nèfle", désigne le néflier. Son fruit est la mêle.

 

     Dans le Sud et l'Est, il est appelé le mêplier et son fruit la mèple, mots issus du latin "mespila, mespla".

     La mêle se récolte au début de l'hiver. Elle se consomme blet, en compote ou en confiture.

la Nèfle  

     Il existe des communes appelées "Mesples", "Meillers", "Meillard" et des lieux-dits appelés "Mesle" ou "les Mesles" ou "le Domaine des Mesles", "le Louage des Mesles"; "le Moulin de Mesle" et "Ruisseau de Mesles", commune de Saint-Ennemond ; "Lieu Meslier", commune d'Ygrande ; "Rond du Meslier", commune d'Isle-et-Bardais ; "le Meillier", commune de Lurcy-Lévis ; "les Meillères", commune de Varennes-sur-Têche ; "les Meillers", commune de Treignat ; "les Meillets", commune de Saint-Désiré ; "la Mélade", commune de Franchesse ; "les Mélays" ou "les Vieux Mélays" et "les Petits Mélays", commune de Neuvy ; "Melleret" ou "la Melleraye", commune du Donjon ; "la Melleraye", commune de Monétay-sur-Loire ; "le Meillerin", communes de Saint-Aubin-le-Monial et le Veurdre ; "les Meillats", commune de Chemilly ; "Meillard", commune de Rongères ; "le Puy de Meillard" et "Bois de Meillard", commune de Meillard ; "Meilhard", commune de Saint-Prix.

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la Nentille

     En Bourbonnais, la nentille, plante herbacée de la famille des légumineuses, désigne la lentille.

     Cette plante fournissait un légume sec pour l'hiver et un fourrage pour les animaux.

     Il existe des lieux-dits appelés "Nantille" et "Petit Nantille", commune de Creuzier-le-Vieux ; "les Nantillers" ou "les Nantilliers" , commune de Tréteau.

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le Noger & le Calon

     En Bourbonnais, le noger, mot issu du latin populaire "nucarius", dérivé du latin classique "nux", signifiant "noix", désigne un arbre des régions tempérées, utilisé en ébénisterie et menuiserie, le noyer.

     Dans l'Est et le Sud, le calon, du francique "skala", signifiant "écale", désigne son fruit, la noix. En Berry, le noyer est un calonier.

     L'ombre du noyer était considérée comme mortel, il ne fallait jamais s'allonger sous celui-ci, sous peine d'y attraper un refroidissement.

     Il existe des lieux-dits appelés "la Nogerie", commune de Poëzat ; "le Nougerat" et "le Nougereau", commune de Reugny.

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l'Ormoise

     En Bourbonnais, l'ormoise désigne une plante herbacée odorante, ayant des propriétés pharmaceutiques et aromatiques, l'armoise.

     L'armoise commune pousse au bord des chemins et dans les friches. Plusieurs sous-espèces sont cultivées, comme le génépi, l'absinthe ou l'estragon.

     Aussi appelée herbe de la Saint-Jean, elle était autrefois utilisée en médecine, sous la forme de sirops ou de tisanes.

     Il existe un lieu-dit appelé "l'Ormose" ou "l'Ormoise", commune de Périgny.

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la Morial & Périasse

     En Bourbonnais, la périasse, mot issu du latin "piriacium", désigne une variété de poires sauvages.

     La morial désigne une autre variété de ce fruit charnu, à pépins, sucré et parfumé.

     La poire est employée pour la confection du piquenchâgne.

     Il existe des lieux-dits appelés "la Croix Périasse" et "Périasse", commune de la Chabanne ; encore "Périasse", communes de Saint-Clément et Saint-Nicolas ; "la Péras" ou "la Pérasse", commune d'Escurolles ; "Pérassier", "le Petit Pérassier" et "le Moulin de Pérassier", commune de Néris-les-Bains et "le Poirier Morial" ou "le Poirier Monial", commune de Bourbon-l'Archambault.

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le Petard

     En Bourbonnais, le petard désigne une plante herbacée vivace, à fleurs jaunes, poussant sur le bord des chemins et dans les éboulis, argileux et calcaire, la tussilage ou pas-d'âne.

     Les fleurs préparée en infusion ont des propriétés pectorales. Elles étaient pour cela autrefois utilisées contre la toux et l'asthme.

     Il existe un lieu-dit appelé "les Pétards", sur la commune de Cindré.

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le Peulin

     En Bourbonnais, le peulin désigne un arbrisseau parfois épineux, le nerprun.

 

     Il existe plusieurs variétés de nerprun. Les fruits et l'écorce sont des purgatifs utilisés en médecine, sous forme de sirop.

     Les fruits seuls, de couleur noire, étaient utilisés par les teinturiers.

     Il existe des lieux-dits appelés "les Peulins", commune de Saint-Gérand-le-Puy et peut-être "les Pellins", commune de Tronget.

le Nerprun . . . retour à la liste . . .

le Plançon

     En Bourbonnais, le plançon, mot issu du latin médiéval "plançun", signifiant "bouture, plante de semis épiquée", du latin "plantare", signifiant "planté", désigne un jeune plant ou une branche taillée en biseau et mise à bouturer dans le sol et plus particulièrement un plant de vigne.

     Il existe un lieu-dit appelé "le Plançon", commune de Rongères.

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le Pois

     En Bourbonnais, le pois, mot issu du latin "pisum", désigne le fruit d'une plante légumineuse, enfermé dans une cosse verte et importé des Amériques au XVI ème siècle, le haricot.

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le Poureau ou Pouret

     En Bourbonnais, les termes poureau et pouret, mots dérivés de l'ancien français "porreau", lui-même issu du latin "porrum", désignent une plante potagère, aux vertus diurétiques, le poireau.

     Il existe des lieux-dits appelés "Chez Pourret", commune de Saint-Pierre-Laval ; "les Pourrets" et "les Bruyères Pourret", commune de Thiel-sur-Acolin ; "Champouret", commune de Monétay-sur-Loire ; "les Champourets", commune de Molinet.

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la Pourette

     Dans le Nord-ouest du Bourbonnais, la pourette, diminutif par analogie de "pouret", mot dérivé de l'ancien français "porreau", lui-même issu du latin "porrum", signifiant "poireau", désigne une plante condimentaire vivace, la ciboule.

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la Preugne

     En Bourbonnais, la preugne, mot probablement issu du latin "pruna, prunum", désigne le fruit du prunier, à chair juteuse, se consommant frais, cuit ou séché, la prune.

     Il existe une commune appelée "Laprugne" et des lieux-dits appelés "la Preugne", commune de Franchesse ; "Château des Prugnes", "Étang des Prugnes" et "Ruisseau des Prugnes", commune de Sazeret ; encore "Ruisseau des Prugnes", commune de Brugheas ; "la Petite Prugne" et "la Grande Prugne", commune de Couzon ; "la Prugne", communes de Breuilly, Chazemais, Marcenat, Périgny et Reugny ; "la Varenne de la Prugne", commune de Bellerive-sur-Allier ; "la Moulin des Prugnes", commune de Deneuille-les-Mines ; "les Prugnes", communes de Courçais, Deneuille-les-Mines, Louroux-Hodement, Quinssaines, Sazeret, Vallon-en-Sully et Villebret ; "les Prugnes-Est", commune de Courçais ; "Prugnes Bertrand" ou "les Preugnes", commune de Nassigny ; "Laprugne", commune de Servilly ; "l'Étang Prugnot", commune de Gennetines ; "la Prugnole", commune de Montvicq ; "la Prugnolle", commune de Rocles ; "Prugnaudons", commune de Meaulne et des cours d'eau appelés "Ruisseau des Prugnes", communes de Brugheas et Sazeret.

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le Rameau ou Bouis

     En Bourbonnais, le rameau, mot issu du latin populaire "ramellus", diminutif de "ramus", signifiant "ramification, branche", désigne un arbuste, le buis.

 

     Il désigne également la branche de buis, bénie à la messe, le dimanche des Rameaux, jour de commémoration de l'entrée de Jésus Christ dans Jérusalem, acclamé par la foule agitant des palmes. Cet événement est symbolisé par la bénédiction de petites branches de végétaux.

     Cet arbuste est aussi nommé bouis, plante courante dans notre contrée, d'où les nombreux noms de lieux et de personnes, composés à partir de ce mot.

le Buis  

     Il existe des lieux-dits appelés "les Rameaux", communes de Saint-Plaisir et Saligny-sur-Roudon ; "le Bouis", communes de Quinssaines, Mazirat, Terjat, Châtillon, Buxières-les-Mines et Deux-Chaises ; "les Bouis", communes de Charmes, Marcillat-en-Combraille, Montmarault, Saint-Angel, Saint-Priest-en-Murat et Theneuille ; "Bouis", "la Croix de Bouis", "la Tour de Bouis" et "Rond de Bouis", commune d'Isle-et-Bardais ; encore "la Croix de Bouis", commune de Theneuille ; "le Château du Bouis" et "les Bouis", commune de Teillet ; "le Bouy", commune de Cérilly ; "le Bouys" et "la Croix du Bouy", commune de Chirat-l'Église ; "les Boueix", communes d'Archignat, Huriel et Treignat ; "la Brande des Boueix", commune d'Archignat.

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le Rauche ou Rouche

     En Bourbonnais, les termes rauche et rouche, mots issus du francique "rusk", signifiant "jonc, iris", désignent une herbe haute, aux feuilles dures et coupantes, poussant au bord de l'eau et servant à confectionner les litières et les toitures.

     Dans l'Ouest et le Nord de la province, ils désignent une plante poussant dans les lieux humides et marécageux, le roseau.

     Il existe des lieux-dits appelés "Rouches", commune de Saint-Sornin ; "la Rouche", communes de Bagneux, Bourbon-l'Archambault, Deux-Chaises, Franchesse, Marigny, Saint-Aubin-le-Monial, Saint-Rémy et Ygrande ; "la Rouche Coupée", commune d'Autruy-Issards ; "la Grande Rouche", commune du Theil ; "les Rouches", communes Chambérat, Saint-Menoux, Voussac et Ygrande ; "le Rouchat", commune de Tréteau.

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le Rebrion

     En Bourbonnais, le rebrion désigne une plante épineuse à fleurs roses, poussant dans les champs, la bugrane épineuse ou arrête-bœuf.

     Il existe un lieu-dit appelé "Rebrillon", commune de Creuzier-le-Neuf.

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la Rieble

     En Bourbonnais, la rieble désigne une plante herbacée à très petites fleurs jaunes ou blanches, poussant sur le bord des chemins, dans les bouchures, les prairies et les bois clairs, le gaillet accrochant.

     Les fruits sont recouverts de crochets, avec lesquelles ils s'accrochent aux poils des animaux.

     La rieble est aussi appelé "caille-lait", de par son utilisation en tant que présure, pour la fabrication des fromages.

     Il existe un lieu-dit appelé "la Rible", commune de Cosne-d'Allier.

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le Saude ou Sauze & le Marsaule

     En Bourbonnais, les termes saude dans le Nord et sauze dans le Sud, mots dérivés de l'ancien français "saus", issu du latin "salix, salicis", désignent un arbre ou arbuste aux rameaux flexibles, poussant dans les endroits frais et humide, près de l'eau, le saule.

     Quant au terme marsaule, mot dérivé de "marsault", lui-même issu du latin "marem salicem", formé à partir de "mas, maris", signifiant "mâle" et de "salix, salicis", signifiant "saule", il désigne un saule aux feuilles plus larges et d'aspect plus robuste, le saule mâle.

     Il existe des lieux-dits appelés "le Saude", commune de Boucé ;

"le Saudet", commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre ; "Saudais", communes d'Agonges, Buxières-les-Mines et Saint-Pourçain-sur-Besbre ;

"les Saudres", commune de Montord ; "Saudine" ou "la Saudine", commune de Lurcy-Lévis ;

"la Sauzée", commune de Cressanges et Creuzier-le-Neuf ; "Sauzet", communes de Chézy et Deux-Chaises ; "les Sauzes", communes de Durdat-Larequille, Étroussat, Quinssaines et Mazirat ; "le Sauzet" ou "la Sauzée", communes de Beaune-d'Allier ; encore "le Sauzet", communes de Diou et Saint-Didier-en-Donjon ; "Bois de Sauzet", "les Brandes de Sauzet" et "Étang de Sauzet", commune de Doyet ; "les Sauzets", commune de Contigny ; "les Sauzais", commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre ; "le Sauzay", commune de Saint-Priest-en-Murat ; "la Sauza", commune de Saint-Étienne-deVicq ; "la Sauzat", commune de Saint-Désiré ; "la Sauzot" ou "Sauzeau", commune de Chappes ; "Lassauzeau", commune de Chambérat ; "le Sauzy" ou "Sauzy", commune de Chassenard ; "les Marsots", commune de Creuzier-le-Neuf ; "les Marsauds" ou "les Marseaux" , commune de Beaune-d'Allier ; "les Marceaux", communes de Doyet et Hauterive ; "la Marsaude", commune de Barrais-Bussolles ; "Bois de la Marsaude", commune de Thionne ; "la Marsolle" ou "Marsolle", commune Veauce ; "les Marsolles" ou "Marsolle", commune de Taxat-Senat ; "Marsolin", commune de Souvigny et "Marsin", commune de Cérilly et Saint-Aubin-le-Monial.

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le Seu

     Dans l'Ouest et le Nord du Bourbonnais, le seu, mot d'ancien français, issu du latin "sabucus", désigne le sureau. Il peut également désigner un sommet.

     Il existe des lieux-dits appelés "le Seu", communes de Fourilles, Saint-Léon et Vaumas ; "les Seux" ou "les Seulx", commune du Vilhain ; "l'Etang du Seu", commune de Mercy et "Seurrette" ou "la Seurette", diminutif de "seu", commune de Meillard.

le Sureau
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le Soleil

     En Bourbonnais, le soleil désigne une plante dont les graines oléagineuses sont utilisées pour l'alimentation humaine et animale, le tournesol.

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la Tartoufe ou Treffe ou Truffe

     En Bourbonnais, la tartoufe, mot dérivé de "tartoufle, cartoufle", mots adaptés du suisse aléman "cartoffel", lui-même probablement adapté de l'italien "tartuffoli" et issu du latin "terrae tuber", pour désigner la "truffe", désigne une plante cultivée pour ces tubercules, riches en amidon et très nutritives, la pomme de terre.

     Dans le Nord-est de la province, il s'agit du mot treffe, qui désigne ce tubercule originaire des Andes du Chili et du Pérou.

     Dans le Nord-ouest et le Sud-est, c'est le terme truffe, qui est employé.

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le Têtard ou Têteau

     En Bourbonnais, le têtard, mot dérivé de "tête", avec le suffixe "-ard", désigne un arbre étêté régulièrement, afin de favoriser le développement de nouvelles branches, qui sont exploitées, notamment comme bois de chauffage.

     Ces arbres sont maintenus dans les bouchures et quelquefois servent de limites. Ils servent également de refuge au bétail.

     Dans l'Ouest, c'est le mot têteau, mot aussi dérivé de "tête", mais avec le suffixe "-eau", qui est employé pour désigner cet arbre.

     Il existe un lieu-dit appelé "les Tétards", commune de Villefranche-d'Allier.

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le Topine

     En Bourbonnais, le topine désigne une plante vivace, importée d'Amérique du nord, qui est cultivée pour ses racines produisant des tubercules, destinés à l'alimentation humaine et animal, le topinambour.

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la Traînasse

     En Bourbonnais, la traînasse, mot dérivé de "traîner", avec le suffixe "-asse", désigne une plante à tiges rampantes, envahissant les champs et les terrains en friches, la renouée des oiseaux.

     La renouée est aussi appelée "herbe aux porcs", car ceux-ci en sont friands.

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le Vergne ou Verne ou Varne

 

     Dans l'Ouest et le Sud du Bourbonnais, le vergne ou verne, mots issus du gaulois "verna, verno", désignent l'aulne.

     Un lieu planté de vernes est appelé une vernière.

     Le terme varne est également employé, pour désigner cet arbre.

l'Aulne  

     Il existe des communes appelées "le Vernet" et "Verneix" et des lieux-dits appelés "les Vergnes", commune de Sauvagny ; "Longevergne" et "Côtes de Longevergne", commune d'Archignat ; "Verne", commune de Saint-Menoux, "Verne d'en Bas" et "Verne d'en Haut", commune de Saint-Aubin-le-Monial ; "la Verne", communes de Bourbon-l'Archambault, Chassenard, Désertines, Loddes, Luneau, Molinet et Ygrande ; "le Verne", communes de le Brethon, Chavenon, Coulanges, Luneau, Saint-Plaisir et Saulzet ; "Puy de Verne", commune de Chezelle ; "Ruisseau de Verne", commune d'Ygrande ; "Ruisseau du Moulin Verne", commune de Chapeau ; "Ruisseau du Petit Vernet", commune de Saint-Victor ; "Fontverne", commune de Chavagnes ; "Fonds de Verne", commune d'Isle-et-Bardais ; "la Font du Verne", commune du Brethon ; "le Moulin de Verne", commune de Saint-Aubin-le-Monial ; "le Moulin Verne", commune de Chapeau ; "les Vernes", communes de Aurouër, Bizeneuille, Couleuvre, Dompierre-sur-Besbre, Lenax, Lusigny, Monétay-sur-Loire, Saint-Angel, Saint-Etienne-de-Vicq, Saint-Menoux, Saint-Priest-en-Murat, Thiel-sur-Acolin, Villebret et Vitray ; "Domaine des Grands Vernes", commune du Donjon ; "l'Étang des Vernes", commune de Périgny ; "la Croix des Vernes", commune de Saint-Yorre ; "la Terre des Vernes", commune d'Arronnes ; "les Grands-Vernes", commune de Murat ; "les Petits Vernes", commune de Liernolles ; "Pièce des Vernes", commune de Saint-Pourçain-sur-Sioule ; "Réserve des Grands Vernes", commune du Donjon ; "le Vernet", communes de Beaune-d'Allier, Besson, Broût-Vernet, Buxières-les-Mines, la Chapelle, Courçais, Cressanges, Deux-Chaises, Durdat-Larequille, Lenax, Meaulne, Montcombroux-les-Mines, Montvicq, Nizerolles, Saint-Clément, Saint-Voir, Tortezais, Tronget et Valigny ; "le Vernet du Bas" et "le Vernet Haut", commune d'Andelaroche ; "l'Étang du Vernet", commune de Broût-Vernet ; "la Grange Vernet", commune de Durdat-Larequille ; "le Mont Vernet", commune de Viplaix ; "le Petit Vernet", commune de Saint-Victor ; "Montvernet", commune de Saint-Gérand-le-Puy ; "les Vernets", communes de Beaulon, Estivareilles, Mesples, Saint-Sauvier ; "la Vernelle", communes de Meillers, Neuilly-en-Donjon et Souvigny ; "le Grand Bois de la Vernelle", commune de Neuilly-en-Donjon, "la Verneuille", commune de Brugheas ; "les Vernelles", communes de Saint-Aubin-le-Monial et Saint-Menoux ; "Rond des Vernelles", commune de Saint-Bonnet-Tronçais ; "le Verneux", commune de Givarlais et pour finir, "la Varne", communes de Bourbon-l'Archambault et Verneix.

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