Traces d'Ancêtres
en
Bourbonnais
  retour à la page d'accueil

les Dispenses de Consanguinité


Présentation d'une demande de dispense de consanguinité, auprès
de monseigneur l'archêque du
diocèse de Bourges (18)
Demande de dispense de l'empêchement du trois au quatrième degré de consanguinité qui est entre Jean Chanier et Marie Barathon, en 1780


      Voilà que Jean Chanier et Marie Barathon se promettent en mariage, en cette année 1780.

      Jean Chanier est le fils d'Antoine Chanier, marchand et propriétaire sur les paroisses de Saint-Marcel-en-Murat (03) et Voussac (03) et Gilberte Barathon. Ils résident ensemble sur celle de Saint-Marcel-en-Murat (03), où ils sont propriétaires au Bourg.

      Quant à Marie Barathon elle est fille de feu Jean Barathon, vivant laboureur à Bilaudière, sur la paroisse de Villefranche (03) et Magdeleine Malley ; Mallet, vivant à Bournet, de la paroisse de Tortezais (03), """ .... tourtesais .... """, comme l'écris le sieur Roger, auteur de la requête.

      Dans le village les familles se réjouissent déjà à cette annonce. Mais un grain de sable vient compromettre la célébration, Jean Chanier et Marie Barathon sont cousins. Non pas par les Barathon, comme leur filiation pourrait le laisser supposer mais par les Malley, par leur arrière-arrière-grand-père Malley, dont-il ont même oublié le prénom.

      Il faut donc obtenir """ .... dispense de l'empêchement du trois au quatrième degré de consanguinité qui est entre eux .... """.

      La requête débute donc ainsi """ .... à monseigneur l'archevêque de bourges
supplient humblement jean chanier et marie barathon pauvres habitants des paroisses de st marcel en murat et de tourtesais en votre diocèse ....
""".

Extrait de la demande de dispense de l'empêchement du trois au quatrième degré de consanguinité qui est entre Jean Chanier et Marie Barathon, en 1780

      Et leurs raisons de vouloir convoler en justes noces, sont simples :

""" .... 1 ° la petitesse des lieux. 2 ° la passation de leur contrat de mariage est deja faite. 3 ° la supliante a perdu son pere, elle se trouve maintenant sous la puissance d'une mere qui a convolé pour la seconde fois. 4 ° en épouzant le supliant elle trouve un avantage considerable du coté de la fortune qu'elle ne trouverroit point dans un autre établissement .... """.

      Intéressée la Marie Barathon ? elle quitte une mère que le curé fait passer comme "autoritaire" et elle trouve "fortune". A moins que le terme "fortune" ne soit à comprendre avec le sens de "chance" ?

      Ce qui semble plus sûr est que """ .... leurs facultés n'etant pas suffisantes pour fournir au frais d'une dispense en cour de rome etant pauvres et miserables, ne vivant que de leur travail et industrie .... """.

      Et le curé Roger, emploie pour clore sa requête, une formulation des plus flatteuses : """ .... le considéré, monseigneur, il vous plaise dispenser les supliants dudit empêchement qui est entre eux, en conseqce leur permettre de contracter mariage ensemble en face d'eglise en observant ce que de droit, ils prieront dieu pour la conservation de votre grandeur .... """.

      Jean Chanier et Marie Barathon """ .... feront preuve des faits .... """, par devant le sieur Roux, curé de Montmarault (03). Les suppliants seront pour cela entendus séparément et notamment la dite Marie Barathon, afin de savoir """ .... si elle n'a point été ravie, contrainte, forcée, ou violentée pour consentir aud. mariage, si cest de son bon gré, franche et libre volonté qu'elle s'y est engagée .... """.

      Le 10 octobre 1780, le sieur Roux prend acte de la requête et auditionne les parties """ .... le dit jean chanier étant seul avec nous, le serment de lui pris de dire vérité .... """, puis """ .... la ditte marie barathon seule et en particulier le serment pris d'elle au cas requis de dire vérité .... """ .

      Nous apprenons ainsi que Jean Chanier est âgé de trente ans et que Marie Barathon est elle âgée d'environ seize ans.

      Viennent ensuite les auditions des témoins, Étienne Quichon qui déclare sous serment de dire la vérité, """ .... bien connoitre les suppliants desquels il n'est parent, allié, serviteur ni domestique .... """ et de même pour le second Jacques Blanchet.

      Ceux-ci nous apprennent le lien familiale qui uni Jean Chanier et Marie Barathon ; à savoir que """ .... lesd. jean chanier et marie barathon sont parens au quatrième degre de consanguinité, provenant de ce que n. malley souche commune etoit pere d'antoine pere de marie malley mariée a jean chanier pere d'antoine pere de jean suppliant d'une part et de ce que ledit n. malley souche commune etoit aussi pere d'antoine malley pere de jean, pere de magdeleine malley mariée a jean barathon pere de marie barathon suppliante .... """.

Extrait de la demande de dispense de l'empêchement du trois au quatrième degré de consanguinité qui est entre Jean Chanier et Marie Barathon, en 1780

      Et de conclure """ .... vu ce qui résulte dutout ni empeche que les suplians ne soient dispensés du quatrieme degré de consanguinité qui est entre eux en conseqce il leur soit permis de contracter maraige ensemble en face d'eglise en observant ceque de droit pourvu qu'il ne s'en trouve aucun autre canonique ou civil ni oppion formée .... """.

     Le tout est fait """ a bourges le 23 8bre 1780 .... """.

 


 

Sources :

Archives départementales du Cher - Série 2 G.

. . . retour au sommet de la page . . .