Traces d'Ancêtres
en
Bourbonnais
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Désertines


Département de l'Allier
Arrondissement de Montluçon
Canton de Montluçon
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les Lieux-dits habités


les Chezeaux ... Chezelles ... le Clos de la Rivière ... Côtes Chabie ... le Coudat ... le Daru ... Lancelotte ... les Loubières ... Marmignolles ... le Mérys ... la Perdrix ... le Petit Vernet ... Piétot ... le Préau ... le Ris Coulant ... la Rivière ... la Tour Perrier ... les Tuileries ... la Verne ...


les Lieux-dits non habités


le Clos de la Croix ... le Clos des Reclos ... les Chaumes ... les Côtes ... les Émeris ... la Grande Côte ... Vercher


les Cours d'eau


le Ruisseau des Loubières ... le Ruisseau du Préau ... le Ruisseau Saint-Georges



Désertines

     La présence humaine y est attestée avec la découverte de silex taillés, au village de Marmignolles. Ce site ne constitue cependant pas un habitat préhistorique proprement dit, comme ceux découverts, sur les autres communes, le long de la vallée du Cher.

     Le nom de Désertines puise son origine, dans celui d'un mot d'ancien français "désert", lui-même dérivé du latin "ex sartum", désignant un essart, un défrichement ou avec la même origine, le mot "essarter", qui signifie en vieux français défricher. Des défrichements ont été effectivement nécessaires en ces lieux incultes, boisés et brousailleux, pour y planter notamment la vigne, au cours du IX ème siècle. Il est possible que le toponyme donné à cette époque ai été Essertine, puis par l'élision du " d' ", soit devenu Dessertine, orthographe encore rencontrée dans les vieux registres paroissiaux, remontant à la fin du XVI ème siècle.

     Au XII ème siècle, ce lieu défriché est cité Desertina.

     L'église date de cette époque qui correspond à la fin de l'époque romane, la porte de style gothique étant datée du XIV ème siècle. Trois chapelles on été ajoutées au XV ème siècle. Les fonds batismaux sont constitués d'une cuve octogonale du XVI ème siècle et d'une piscine.

     Ce n'est cependant qu'aux environs du XIV ème siécle que Désertines est devenue une paroisse. A cette époque Marmignolles, village dépendant de la châtellenie de Montluçon, existait déjà et est probablement le point d'implantation d'origine des "essarteurs".

     Les habitants de Désertines sont appelés des Biachets. En patois local, "Bia" signifie Gilbert, peut-être le fondateur du premier village des "essarteurs". Par extension, ce nom aurait été donné aux habitants du village de "chez Gilbert".

     Autre hypothèse avancée, "biache" en parlé germanique, viendrait du latin "bigartium", qui désigne un jardin cultivé autour de l'habitation. D'ailleurs les Biachets sont trés souvent des maraîchers et des vignerons et en patois ils "biassent" leur jardin, ils bêchent.

     L'origine d'une peuplade germanique peut aussi se retrouver dans le patois local, où est éludé le "e" terminal, formant à la fin des mots, une syllabe suspendue, comme dans les parlers germanique où n'existe pas la voyelle nasale ; comme l'article défini "une", en français [yn], qui en biachet est prononcé "oun", [un].

     Désertines est un pays de vignoble, dont la culture des cépages est attestée, par les textes anciens, dès le XIII ème siécle. Néanmoins la vigne a pu faire son apparition dès la deuxième moitié du IX ème siècle.

     La première cloche datée de 1581 porte l'inscription latine : """ .... sancte roche ora pronobis a fulgure et tempestate libera nos d n e 1581 te deulaudamus .... """. Une seconde cloche, baptisée Georges en 1773, a reçu comme parrain et marraine la confrérie de Saint-Georges. Une troisième cloche datée de 1826, a reçu comme parrain, Joseph Mercier et marraine, Catherine Vincent.

     Les registres paroissiaux remonte à 1581.

     Dans le bourg se trouve un manoir du début du XVIII ème siècle, appelé château Moret. Au cours du XX ème siècle, il fait office de bureau de poste.

     Un antique château et son église, sur mottes, ont existé à Désertines. Dans l'actuel rue Joseph Besson, se trouvent le château Besson, datant de la fin du XV ème siècle ou du XVI ème siècle et un manoir de la même période. Rue Diderot, se trouve un manoir, aussi du XV ème siècle.

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Chezelles

     Le toponyme Chezelles dérive du latin "casella, casa", désignant une petite maison. Au pluriel, le mot désignent un lieu réunissant plusieurs habitations.

     Au X ème siècle, Chezelles est appelé Cassellas, puis au XV ème siècle, Chazelles ou encore Chazeilles.

     Les plus vieilles maisons de la place du hameau, sont antérieures au XVI ème siècle.

     Les moines du monastère des Célestins des Ternes à Pionnat en Creuse, y possèdent des vignes au début du XV ème siècle ; ils y possèdaient également une chapelle, dans les vignes, dédiée à Notre-Dame-des-Barraudes.

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le Daru

     Le Daru est un quartier ouvrier de Désertines, créé au XIX ème siècle, lors de la révolution industriel de Montluçon. Situé face aux usines Saint-Jacques, sur la rive opposée du Cher, une passerelle dite la passerelle des Biachets, permettait aux ouvriers de traverser la rivière. La passerelle a été détruite par une forte crue.

     Ce lieu puiserait son origine dans l'existence d'une bête imaginaire et surnaturelle, le Daru ou Dahu, vivant dans le bois ayant précédé le quartier.

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le Garage Alatienne à Marmignolles

Marmignolles

     Marmignolles est une ancienne paroisse qui a été rattachée à Désertines. Il est probable qu'il soit le point d'implantation d'origine des "essarteurs".

     Au XIV ème siécle, le village de Marmignolles, dépendait de la châtellenie de Montluçon. Au XV ème siècle ce toponyme est trouvé orthographié Marmagnolle.

     Marmagnolle est le diminutif de Marmagne, toponyme désignant un lieu habité par une peuplade germanique, les Marcomans, implantés en Gaule, au II ème siècle.

     Une autre hypothèse ferait dériver ce toponyme de "marme", qui désigne en patois bourbonnais, la pierre à chaux.

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Piétot

     Les fondations d'une tour ont été mise à jour, au lieu-dit Piétot.

     Un manoir du XVI ème siècle se trouvait à l'emplacement de la ferme actuelle.

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le Préau

     Le toponyme Préau puiserait son origine dans l'ancien français "préel", désignant un petit pré. Il était autrefois orthographié le Pré Haut.

     En patois local, il est appelé le Périau. Cette graphie pourrait aussi être un dérivé de Périasse, mot qui désigne un poirier et par extension, un lieu planté de poiriers ; toujours en relation avec les origines maraîchères des "essarteurs" biachets.

     Sur les bords du ruisseau Saint-Georges, se trouvait sur une motte, le château du Préau, datant du XV ème siècle. Sur la même rive se trouvait un moulin à eau.

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la Rivière

     Le toponyme Rivière désigne la proximité d'un cours d'eau. Ce lieu se trouve en bordure du Cher.

     Il s'y trouvait jadis la seigneurie de la Rivière, dont les possesseurs sont cités dès le XIV ème siècle. Elle se compose d'une maison noble, de vignes et d'un moulin.

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la Tour Perrier

     Cette tour a été construite à la fin du XIX ème siècle, les frères Emile et Jacques Perrier, entrepreneurs de travaux publics à Désertines.

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Vercher

     Le toponyme Vercher puis son origine dans le patois local "verchier", désignant un verger. Encore une fois les origines maraîchères des biachets sont présentent.

     En contrebas du lieu se trouve les fondements d'une ancienne tour disparue.

     C'est aussi un lieu de culture du chanvre dont la tige de la plante est destinée aux étoffes et au cordages et la graine à l'huile d'éclairage.

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Sources :

Registres paroissiaux de Désertines
"Si Désertines nous était conté" - Andrée Mesténier-Esbelin - 1989 - Editions "
Art et Culture" Désertines
"Le Parler Biachet et Montluçonnais" - René Chicoix - 2006
Documents familiaux

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